Journal de 10 paxspots de la balle pour dire : le Portugal, c’est génial !

Partagez !

Ok le Portugal, j’en suis pas à mon coup d’essai ni à mon premier trip, mais comment dire, comme un bon vin qui s’affine avec les années, une destination peut s’apprécier de plus en plus au fil de nombreux voyages…

Alors voilà j’avais envie de vous donner 10 spots de la balle au Portugal mais avant cela voici les 10 rimes qui me viennent en « al » comme ça vient, excusez le niveau bas mais estival et l’objectivité très relative d’un gars marié (c’est officiel désormais) à une portugaise d’origine…

Le Portugal, c’est frugal ! Au Portugal on n’a jamais la dalle ! Le Portugal, c’est comme un journal, ça se lit et s’écrit un peu tous les jours… Portugais rime avec Vinho Verde (vin jeune à bulles, blanc = branco ou rouge = tinto) ! Les Portugais sont des enfants de la balle ! (anecdote football en « passant » ou plutôt en dribblant, ils ne sont pas encore qualifiés pour le Mundial, comme nous, à ce jour). Bref 1, le Portugal aime le football !

Bref 2, faire un voyage au Portugal c’est génial, frugal et de la balle, cette destination est vraiment phénoménale et elle mériterait d’être dans un journal !

Le voici, la voilà donc en journal de 10 jours ou un peu plus, le temps de se faire la malle en 10 paxspots de la balle ou un peu plus… :

1 – Une bonne journée à Lisbonne

  • Se faire une plage comme les Lisboetes : à Fonte da Telha
  • Admirer le Cristo Rei surplombant le pont du 25 avril et le delta du Tage (soyons franc le Cristo Rei de Rio est beaucoup plus impressionnant !)
  • Manger une Pastéis de Belem (petit flanc à la pâte feuilletée avec du sucre glace et de la cannelle dessus) dans le meilleur lieu qui soit pour cela : http://www.pasteisdebelem.pt/ avec un Galao (café au lait) et dans l’agitation excitante du lieu, un must do incontestable et renouvelable à l’envie !
  • Faire la traversée en ferry vers Cacilhas pour sortir du flot touristique (acceptable en juillet, moins en août) et surtout manger à midi ou le soir les meilleurs fruits de mer et pas les plus chers… perso je vous conseille le crabe à coup de marteau très délicat, et les ameijoes (palourdes) ail, coriandre et vin blanc, pardon « vino branco » !
  • Les boutiques et épiceries fines de Bairro Baixa (quartier bas, historique, touristique) pour se ramener une boite de sardines vintage, un bidon d’huile d’olive kitch ou une sardine en mousse colorée…
  • Faire un tour en Tramway jaune old school, j’adore les transports en commun (s’ils sont encore vraiment populaires et empruntés) dans les villes !
  • Boire une (ou des) Caipirinha(s) dans le Bairro Alto (quartier haut) idéal pour sortir, ce quartier rappelle un peu les ruelles de Barcelone, Madrid voire Marseille ou La Havane mais en lusophone et plus caliente .
  • Admirer la vue depuis le Castelo Sao Jorge sur une des sept collines de la ville et aller (re) boire une caipirinha ou un café au Chapito : http://chapito.org qui est un peu le Comptoir Général de Lisbonne…alternatif, artiste et festif… je l’ai trouvé moins vibrant qu’il y a quelques années mais le lieu et la vue sont toujours là…
  • Sortir le soir enfin As Docas, les anciens Docks au bord du Tage, réhabilités en lieux pour noctambules branchés, si vous êtes plus popu et moins bars modernes, préférez Bairro Alto qui vibre plus directement dans la rue à la cubaine ou à la brésilienne…

***

2 – 4 heures chrono à Porto

  • Bien sûr faire une visite de caves de Porto, on a choisi celles de Sandeman (le Zorro avec sa cape noire), sinon laissez-vous tenter par celles de Ramos Pinto http://www.ramospinto.pt/ (mon étiquette préférée et mon meilleur porto blanc, le Lagrima de Cristo)
  • Une croisière sur le Douro à bord des bateaux en bois à l’ancienne avec les tonneaux, chaque cave en disposant d’un à son effigie… on passe sous d’innombrables ponts dont celui construit par Eiffel, cela donne envie de prolonger la balade sur le Douro, une prochaine fois….
  • Boire un Porto fresco depuis les Ribeira (les quais face au Douro) face aux caves en admirant le ballet des bateaux, dans un café restau comme le O Muro ou plus chic et dégust’ le Wine Quay Bar (fermé le dimanche et lundi, grrrr) ou le Vinhas d’Alho recommandé par l’excellente amatrice de Portugal Julie Sarperi dans son carnet de voyages ici : http://www.carnets-de-traverse.com/blog/fabuleuse-table-avec-vue-porto
  • Si vous partez de Porto pour remonter dans le nord, ne pas oublier de faire une halte « Cochon de Lait » pour ne pas dire Leitoes à Mealhada, imaginez un peu, une ville toute entière dédiée au cochon de lait, un véritable conte de fées gourmandes pour un cochon gastronome comme moi, ça existe. Nous on a fait notre halte cochon de lait bien méritée à Pedro Dos Leitoeshttp://www.pedrodosleitoes.com/ ils les élèvent eux-mêmes, des petits bébés…c’est mignon oui je sais, mais c’est aussi bon !

***

3 – Portinho de Arrabida & Setubal, c’est de la balle ?

  • Pour notre première étape on the road avec notre Paxs mobile (aka un VW California T4 bleu surf s’il vous plaît…), il nous fallait une première bonne impression de camping (car) « sauvage », autrement dit le spot où l’on se réveille le matin face à la mer mais avec une douche quand même pas loin…ce que tout bon campeur (van) recherche… Non ?
  • Ce premier spot fut Praia (Plage, va falloir vous habituer) de Figueirinha après Lisbonne, dans le Parc Naturel de Arrabida. Parfaite étape avant d’attaquer l’Alentejo, notre région fétiche au sud de Lisbonne. On y accède en sortant à Setubal (c’est de la balle ?). Face à la plage, à côté d’un bar, une petite dizaine de camper van…le pied. Par contre c’est vite bondé en été, donc idéal pour une arrivée coucher de soleil et un départ matinal, sinon comment dire c’est ambiance camping dans un parking pris d’assaut en été !
  • La plage qui vaut le coup et qui fait penser à la Corse, c’est Portinho de Arrabida, une des plus belles du Portugal, difficile d’accès, un peu crique et au pied du massif montagneux du Parc de Arrabida, on imagine de belles randos à faire. On pense à la Corse ou aux calanques de Marseille…sable fin, mer douce sans vague et présence de petits bateaux de pêche colorés, sympas. A noter les belles petites chambres d’hôtes et restaurants de poissons dans le village.


***

4 – Praia Galé, un peu d’Australie, faut vraiment y aller !

  • Après un détour marché de poissons à Setubal, très sympa et vivant, pour acheter des Dorades à griller, on file prendre le bac pour faire la traversée entre Setubal et la péninsule de Troia, environ 45 minutes qui vous évite de faire tout le tour. Troia dispose d’un joli sobriquet de Troie portugais mais, hél(l)as, c’est plutôt un petit Las Vegas pour les habitants de Lisbonne, une languette de sable malheureusement très construite et touristique, passez votre chemin.
  • Passée Troia, on commence la véritable région sauvage de l’Alentejo, un peu Camargue, un peu Landes, avec des Eucalyptus à perte de vue et une route nationale très agréable qui descend jusqu’en Algarve, la N 121 (notre road 66 ou ruta 40 à nous…).
  • On décide de faire un jour camping sauvage et un jour vrai camping, pour cela procurez-vous le Roteiro 2013 des Campings au Portugal, très utile avec la distance des installations par rapport à la mer, les équipements, prix, ombragé ou pas, point of interest, etc…
  • Le premier arrêt camping sera donc celui de Praia Galé, choisi car à peine à 400 m de la plage, ombragé sous les pins… Et quelle plage, incroyable, probablement la plus belle du trip. Elle évoque un peu les couleurs d’Australie, voyez plutôt les photos, on arrive en haut d’une falaise constituée de sortes de mini canyons orange, jaune et rouge, au milieu desquels un chemin est creusé pour se rendre sur la plage de sable blanc. Première surprise les couleurs rougeoyantes des falaises contrastant avec le bleu azur de la mer (Océan Atlantique pour mémoire) et le blanc immaculé du sable. Deuxième surprise, le peu de monde sur une telle plage, les gens du camping, idéal pour nous, à faire ! On décide d’y rester 2 jours mais une petite semaine familiale est largement envisageable. Coucher de soleil, barbecue de poissons, réveil au calme sous les pins, dégustation de Farturas (churros façon portugaise, un délice de légèreté !) , VTT et photos insolites dans les canyons…


***

5 – Melides – Lagoa Santo André – Et surtout Ilha Peseigeiro c’est beau !

  • On reprend la route de l’Alentejo vers un spot que nous avons déjà visité il y a 5 ans et qui nous a fait découvrir l’Alentejo dans toute sa splendeur : Melides
  • Nous avions séjourné là : http://montedalagoa.com/indexfr.html 3 petites maisons typiques et adorables entre rizières et à 800 mètres de la mer, oh surprise nous apprenons que le lieu voire toute la parcelle devant la mer est vendu à Louboutin…le monsieur des chaussures, comme on nous dit ici… projet immobilier côtier ou villas de luxe privées ? A suivre, en tout cas ce petit bout d’Alentejo encore très sauvage risque de changer…
  • En attendant on fait une halte cuisine traditionnelle au restaurant Melidense : en lien Foursquare iciIl est célèbre (en tout cas pour nous) pour ses « pratos tipicos« , les plats du jour et spécialités de la région, dont le succulent « Carne a l’Alentejana » mélangeant audacieusement palourdes et porc…dé-li-cieux ! Arrêt obligatoire, bucolique, authentique, pas cher et typique, que des hics, y compris la forte dose de vin blanc recommandé ! Et encore je ne vous ai pas parlé des « As Favinhas » les fèves en entrée…une touche orientale pour ne pas dire une madeleine de Proust marocaine…
  • Ce coin d’Alentejo plaît pour ses plages assez sauvages et relativement désertes pour un mois d’août, mais aussi pour sa présence rare de rizières, d’orangers au bord de la route, de spots ventés pour les kyte-surfeurs et de supers chemins de VTT. Trouvez-vous un camping (3 ou 4 dans le coin) comme nous, ou une petite maison d’hôtes croquignolette bleue et blanche et le tour est joué, le tout à 1 h30 de Lisbonne, le top ! C’est l’anti Algarve absolu !
  • Lagoa Santo André est le bled et spot juste après Melides, plutôt famille et baignade car plus à l’abri du vent avec une plage dans le delta, véritable piscine intérieure…
  • Porto Covo est un peu le « Cassis » du coin, toute proportion gardée, mais c’est l’escale touristique en bord de falaises, avec rue principale piétonne, restos à gogos et souvenirs à gagas, on y va car on rêve d’un spot de camping sauvage en bord de falaise, mais le lieu est désormais interdit…on passe notre chemin après une halte jeux d’enfants et karting à pédales en passant (Paxs Junior mérite bien un peu d’animation estivale…)
  • Dans le coin Sines est vraiment à éviter, c’est un port industriel hideux et en plein essor : à contourner ! Préférez une incursion dans les terres du côté d’Alcacer do Sal avec, comme son nom l’indique (en portugais), des marais salants ou Santiago de Cacem avec son château fortifié et ses orangers à perte de vue.
  • Vue notre déception quant à Porto Covo, nous filons sur le spot suivant selon notre carte et notre curiosité maladive de voyageurs, Ilha Do Peseigeiro, l’île du Pêcher (l’arbre à pêches, pas la faute originelle..). Une île cela a toujours un côté rassurant et intrigant non ? C’est mon côté « Tintin et l’île noire » peut être qui veut ça… Bref ça sera notre spot pour la nuit mais en camping, car face à l’île c’est un parc naturel potentiellement interdit aux campeurs (van ou pas) sauvages. Direction le camping de Ilha Do Peseigeiro, un peu désert, mais vue mer, ça rime et ça nous suffit pour la nuit.
  • Lendemain baignade méritée, sauvage et matinale comme on aime dans la crique de Praia do Peseigeiro, face à l’île toujours et au pied d’un fort moderne, plutôt fin 19ème, début 20ème pour ne pas dire bunker de 39-45…un peu curieux et synonyme d’ambiance petit bout du monde perdu…. On y laisse d’ailleurs à regrets une cabane de Robinson dans les rochers, faites nous signe si vous la trouvez encore en place…


***

6 – Vila Nova de Milfontes – Praia Das Furnas, l’Alentejo qui brille

  • On continue notre chemin plus au sud de l’Alentejo, on commence à savoir que notre spot du bout sera Sagres, la pointe la plus au sud du Portugal et la plus à l’ouest (« à l’ouest » comme nous ?) d’Europe…
  • Halte à Vila Nova de Milfontes, visitée également 5 ans plus tôt mais en avril, cette fois-ci en haute saison du mois d’août c’est encore tolérable mais assez fréquentée, soyons clairs ! Comme Lagoa de Santo André, ce spot présente l’intérêt d’être aux bords de lagunes et de baignades protégées. Les ruelles de la vielle ville valent le détour, la fortification dans le centre (une maison privée incongrue y a élu domicile désormais, mais que font les autorités patrimoniales ?) une balade sur le delta du fleuve peut s’avérer un choix judicieux, notamment sur ces sortes de drakkars portugais colorés qui ont interpellé ma curiosité maritime naturelle…
  • Pour dormir après 3 nuits en camping quasi 4 étoiles, on est fin prêt à affronter le confort sommaire mais au combien authentique d’une nuit en camping sauvage…Ce sera Praia Das Furnas de l’autre côté de la rive, pile en face de la vieille ville. Le sable en vue depuis le VW, juste devant le ponton menant à la plage, petite accalmie de vent, une demi douzaine de voisins camping-car déjà installé, parfait ! Cette fois-ci c’est la ville de Lisbonne en taille miniature et en sable que nous abandonnons encore à grand regret sur la plage…

***

7 – Zambujeira do Mar – Arrifana – Cabo Sao Vincente – Et Sagres, le bout du bout

  • Direction Zambujeira do Mar, qui sonne comme un  nom de station balnéaire mais le « do mar » finit par avoir raison de nous ! Surprise quelques kilomètres avant d’arriver, c’est le lieu d’un des plus grands rassemblements de concerts du Portugal, le géographiquement bien nommé festival Sud Oeste, si il y a des amateurs dans la salle : http://sudoeste.meo.pt qui a lieu cette année du 7 au 11 août, quelques jours avant notre passage. Curieusement il n’a rien de « do mar » dans le lieu, mais plutôt du « do campo » (dans les champs) vu sa situation sûrement récemment excentrée en pleine rase campagne et en plein soleil qui tape fort (pauvres jeunes de nos jours obligés de se taper des pâles copies de « woodstock low cost »…)
  • Concernant la ville côtière en elle-même, il s’agit bien d’un petit village se transformant en moyenne station balnéaire avec une plage à la taille inversement proportionnelle au nombre de parasols, donc passez votre chemin et préférez Vila Nova plus dense en choses à voir et surtout plus scénique. Le seul intérêt de sa plage et non des moindres pour Mrs Paxs, fut la présence d’une paillote de massage Thaïlandais, comme là-bas dis, aux tarifs très corrects (prix France / divisé par 2). En portugais, massage se dit « Massagem« , fastoche !
  • Viennent ensuite des spots très beaux mais assez fréquentés, l’Algarve n’est plus si loin, mais surtout propices aux activités dites fun & fly telles que Surf, Windsurf, Kite Surf, Stand Up Paddle et autres kayaks des mers…n’en jetez plus la coupe est pleine, je m’y (re) mets dès mon retour…
  • On commence donc par Odeceixe, un village côtier accroché à la falaise, vues vertigineuses sur la grande plage en contrebas, le fleuve qui se jette dans la mer donne une envie irrésistible d’être remonté en kayak, et le vent semble donner du grain à moudre aux véliplanchistes et autres planches à s’éclater…
  • Vient ensuite Arrifana, incontestable spot de surf, (spotch de surfch en portugais mal parlé), une plage entre falaises, au pied du village et d’un petit port de pêche… Pour les surfeurs c’est sûr et ils sont nombreux, notamment d’Espagne…
  • Belle route pour finir l’Alentejo en passant sur la route le long des arbres à liège, les biens nommés Chênes Liège. La région et le pays en sont les principaux exportateurs au monde, apprend-t-on !  Bouchon en plastique prends ton temps à envahir chimiquement (mais efficacement) nos bouteilles.
  • Le cap sud et ouest à la fois est en vue, ça sera Sagres (qui a donné son nom à la célèbre et principale bière du pays, un très bon point à mon avis) et Cabo Sao Vincente avec son émouvant phare du presque bout du monde et en tout cas du bout du Portugal. Un nom de cap qui sent bon le Cap Vert (et son île homonyme) ou les aventures marines passées du Portugal…
  • Le phare (Farol) de Cabo Sao Vincente vaut le détour (gratuit, souvenirs exceptés) mais on commence à sentir le flot touristique d’Algarve, on y est, se déverser par bus entier… C’est un beau lieu pour finir un trip en bout du bout, on se surprend à imaginer avec inquiétude ce lieu un jour de tempête et de vagues géantes…
  • A suivre Sagres et sa Forteresse (Fortaleza de Sagres), je ne sais pas vous mais chaque nom en portugais me fait un peu voyager dans le temps, ou au Brésil ou les deux… Gratuit ou pas selon l’heure de passage (c’est n’est pas très clair) et belle balade sur les remparts et coursives qui font écho historique à Mogador (voir cet article sur Essaouira pour comprendre). Canons en vue et vues canon sur l’Atlantique dans son plus bel habit ! La forteresse est très vaste, on fait le tour en plus de 45 minutes au bord des falaises fortifiées, le monument possède même un auditorium propice à un concert estival en soirée… (pas vu ce soir-là, car artiste en retard…)
  • Sagres est petite, le nom est tellement connu, en partie grâce à la bière et sa position « jusqu’au boutiste » en terme géographique que je la pensais plus grande…mais non, ça tombe bien, ce qui est petit et pas trop touristique est généralement mignon. Il n’en faut pas plus pour se mettre à la recherche d’une table pour le soir… Avec en vue la « Cataplana » au nom peu évocateur mais suffisant pour me mettre en appétit de curiosité culinaire, c’est une sorte de cassolette de fruits de mer, moins bonne que la « Carne Alentejana » et sans riz contrairement au « Arroz com Marisco« , dans la vie il faut faire des choix.
  • Si vous cherchez le petit port de pêche à la bretonne comme j’aime, c’est ici que ça se passe à Sagres
  • Direction un camping dans le vent, forcément vu le lieu et sa situation pointue, celui de Sagres, pins ombragés à loisir, population tribale de surfeurs et autres jeunes backpackers peu coiffés pour ne pas dire anarchiquement chevelus…. Un bon point ce camping pour son côté abrité dans un coin très venté, un camping sauvage dans ce lieu me paraîtrait dangereux en terme de chute de falaises ou d’envolée venteuse, au choix. Nous choisissons l’option camping sur la terre ferme, douche moyennement chaude et vrai café à moins d’1 €, ah l’Euro(pe) c’est beau…


***

8 – Prai Ingrina – Prai Zavial, secrets spots & beach battle en Algarve

  • Quand on est au début de l’Algarve en août c’est un peu comme se dire, tient on va faire un tour sur la côte d’Azur pour le 15 août, il faut se préparer à voir du monde ! Alors on s’est dit, l’Algarve ça doit être beau quand même et il doit y avoir des secrets spots…Il suffit de demander aux locaux un endroit discret et adapté pour la baignade avec les enfants, il s’agira donc de Praia Ingrina juste avant le début de l’Algarve construite voire détruite, car disons-le l’Algarve ça nous gave…
  • Praia Ingrina, une petite plage secrète improbable et idéale pour ses eaux cristallines et câlines après les grandes plages très agitées et ventées d’Alentejo…A tel point qu’on y a passé la nuit en camping sauvage, un des meilleurs réveils du séjour, un spot à masque et tuba (suffit de pas les oublier) ou à défaut de palmes tout seul comme ce fut mon cas… Un parfum indéniable de Corse sauvage, de maquis, de criques rocheuses et d’après midi à se prélasser… Doublé d’un paradis pour le mountain bike, à ramener la prochaine fois
  • Le lendemain, rien de telle qu’une rando matinale pour parfaire l’étape, 1 heure aller-retour au cœur du maquis algarve encore sauvage, le long des falaises rocheuses entre Praia Ingrina et Praia Zavial encore plus grande et majestueuse, une lagune superbe pour baignade idyllique, un sable à la finesse onirique. On y croise des arbustes à escargots, des vraies figues de figuiers et au même endroit des figues de Barbarie, on pense aux cactus de Sicile ou du Maroc… le top de chez top. Un spot à faire 2 ou 3 nuits avec PMT (Palmes, Masque et Tubas pour les intimes de Snorkeling), VTT, chaussures de rando et douche solaire (pas de douches publiques ou camping tout proche, ceci expliquant cela niveau fréquentation faible)


***

9 – Armaçao de Pera – Pera – Et Silves, un village médiéval fantastique

  • Dans la série « L’Algarve ça vous gave et non ça vous gagne » : évitez Portimao, Albufeira et Armaçao de Pera, les stations balnéaires à immeubles, boites et hamburgers du coin…ne serait-ce que les traverser ne doit se faire que si nécessaire.
  • Seul le petit port de pêche de Burgau est encore acceptable, en tout cas il marque la limite entre Algarve Selvagem (sauvage) et Algarve de tourisme de masse et surplus de vols low cost…
  • Ah si, et encore, passez par Pera, légèrement à l’intérieur des terres, et non Armaçao de Pera sur la côte, pour observer en plein cagnard et pour 9 € par adulte (gloup bof), les (soit disant) plus grandes sculptures sur sable du monde au FIESA (Festival International de Escultura em Areia, je vous laisse deviner) : http://www.fiesa.org/ c’est carrément un festival de « châteaux » de sable, la 10eme édition a comme thématique la musique…bon ok avec des enfants mais limite car pas au bord de la mer, pas un pet d’ombre et puis bon ben c’est du sable en forme de Bono, Lady Gaga, Bob Marley et autres héros de Madagascar (1 bon point pour ce dernier !).
  • Ici encore si la chaleur le permet, foncez à l’intérieur des terres vers Silves, une étape fortification en hauteur et ambiance médiévale, notamment durant la « feira » (fête, festival, feria quoi, allez faites un effort !) en août. Tout le centre historique, ruelles et château y compris, se transforme en mode « Les Visiteurs » avec le bon goût en plus, je vous rassure.
  • La feria médievale de Silves (2 au 11 août cette année) est vraiment à visiter surtout avec des kids et plutôt en fin d’aprém, début de soirée, après c’est envahi de visiteurs, justement, et ça devient alors de moins de bon goût… (cf horde d’américains qui débarque des bateaux de croisières d’Algarve) : au programme de cette sorte d’Estivales (pour les Montpellieriens qui ne connaissent que ça), bolée à bière en poterie consignée, déguisements médiévaux pour 2 € (à faire, trop drôle), bières artisanales mega fraîches et bonnes, cidre local, cochon entier à la broche à l’ancienne, sandwich de cochon de lait (Leitoes pour mémoire), pao com chorizo (je vous laisse deviner) cuit devant dans le four traditionnel, dessert succulent pao de lao, (tarte renversée à la pâte à l’œuf mi cuit, mais à manger c’est plus sympa qu’à décrire) et autres saltimbanques musiciens, épées de bois et potions de sorcières… Notre spot family style décalé à faire la fête sans se prendre la tête…


***

10 – Sintra – Le Palacio da Pena – Et Sao Jacinto, c’est beau aussi du côté d’Aveiro…

  • Pour ceux qui suivent (j’ai les noms des meneurs dans la salle), ça fait bientôt 3 jours qu’on n’a pas pris une douche, mis à part celle de « gitans » (pardon gens du voyage, sans arrière-pensée aucune, croyez-moi) des temps modernes sur le parking à la bouteille, puis il est temps de remonter dans le nord, direction Autoroute pour la route (by night à la fraîche, quand les kids dorment) et objectif Sintra au nom évocateur ( en tout cas pour ceux qui ont ouvert un jour un guide sur le Portugal) de belles demeures, de collines verdoyantes, de jungle à la portugaise et surtout de palais royal, coloré et romantique… le Palacio da Pena pour ne pas le nommer, un palais qui vaut la peine, inutile de le dire, tout est dans le titre…
  • Le Palacio da Pena, c’est un peu l’Alhambra du Portugal me confie ma co-pilote Mrs Paxs en guise de motivation d’itinéraire…mouai, allez ok vendu, on y go au Palacio ! Même si vieilles pierres et jeunes enfants ne font pas toujours bon ménage à mon avis. Et surtout sachant que monument historique (Unesco & co) en août rime avec foule historique et organisation catastrophique (caisses publiques vides surement…), logistique touristique pathétique et rénovation théorique toujours en cours (cf Sagrada Familia à Barcelona ou Parthénon à Athènes toujours en travaux depuis des années pour ne pas dire perpétuellement). Bref loin de moi l’idée de ne pas vous donner y envie d’y aller, mais comme me le confie un conservateur passionnant rencontré, les évocations romantiques et féeriques du vaste jardin paysager du Palacio da Pena valent encore plus le détour que le palais lui-même. Sans parler du prix plus accessible côté jardin (immenses jardins botaniques un peu jungle) que côté Palais…
  • Séquence histoire d’un soir : Œuvre du 19eme par le roi Ferdinand II, allemand de son origine, et romantique de son style, ce roi fit construire sa demeure d’été en gros sur les ruines d’un monastère en hauteur, en y ajoutant une forêt hallucinante (et propices aux contes de fées) et un palais donc, celui de la Pena avec un peu de Taj Mahal indien, d’architecture romantique (limite Bavaroise ou Disney selon votre niveau de culture en châteaux), mauresque (d’où  évocation de l’Alhambra et son style Almudejar), gothique portugais et un zest de Renaissance italienne un poil vénitienne, le tout avec un « néo » devant car nous sommes au 19ème. Ce qui frappe surtout c’est qu’il est très coloré de jaune, de rouge et d’Azulejos (mosaïque portugaise traditionnelle), un beau gros gâteau rococo royal en résumé, mais très à mon goût dans son côté delirium architectural, un peu maison du Facteur Cheval et Belle au Bois Dormant (ou pas) donc… Oui, le Palacio da Pena ça vaut la peine et c’est à voir, mais garez-vous à l’entrée de la ville (si vous venez du sud, comme nous) du côté de San Miguel, sinon c’est le bazar touristique, capharnaüm à souhait  à grand coup de tickets payant , longue attente pour bus long et pique-nique interdit…
  • Une dernière chose, outre les nombreux autres sites à découvrir Castelo do Mouro, Palacio Monserrate et Nacional ou encore la Quinta Regaleira, on notera pour les non aficionado de Palacio(s), le musée du jouet, pour les amateurs de Playmobil, je dis ça, je dis rien…
  • Il est temps de remonter encore plus au nord, la dernière étape pour la nuit cette fois, sera le Parc National das Dunas de Sao Jacinto en face d’Aveiro. Une fois encore pour ne pas dire encore une fois, on se laisse tenter par un vocabulaire évocateur : « Dunas » qui, quand on aime pas trop ouvrir un guide avant ou pendant un voyage comme nous, (mais plutôt après, bizarrement, peut-être pour voir ce qu’on a « raté » et pouvoir ainsi y retourner), est un peu comme « lagune », « crique », « citadelle », « petit village de pêcheurs » et autres plages désertes, ce sont les descriptifs qui nous motivent…
  • Avouons-le, pour arriver à nos fins en terme de destination de voyage, on se sert (trop) souvent de Google Image (pas besoin de lien, allons), juste pour se donner un extrait, un teaser et ça marche pas mal, mieux qu’un guide avec trop d’écriture (cf Le Routard, au hasard). Donc ici c’est le côté Camargue, Guérande et autres marécages à canard et pêcheurs amateurs potentiels qui nous ont attirés. Le résultat est au-dessus de nos espérances avec dunes donc, grande plage top méga déserte (because accessible qu’à la marche et dangereuse vu le courant), réserve naturelle un peu savane africaine et surtout last but not least : bateaux de pêcheurs supers colorés et ça c’est mon kiff absolu !
  • On finit donc par des balades en vélo le long d’un canal, une flânerie autour de barques multicolores et un esprit très Thalassa, un barbecue allumé naturellement de pommes de pins sèches et une « chasse à l’homme » virtuelle et enfantine dans les dunes, le pied quoi, ainsi s’achèvent les vacances de la Paxs family pour la partie trip on the road with the VW…


***

Un petit secret spot dans la prairie, au bord du lac ?

  • Le dernier spot est un spot qui restera secret sur cette page en tout cas…notre cabane quelque part dans le nord du Portugal, au bord d’un lac et à l’orée d’un parc naturel du nom de Gérês, stop, n’en disons pas plus, conservons cette petite maison dans la prairie portugaise dans le secret absolu, loin des regards de touristes avides de nouvelles destinations hors des sentiers battus (on parle là d’un bled de chez bled, croyez-moi), ça donne envie ? Chut…. A plus / A suivre…


***

Au retour on est même passés par des chemins de traverse en Asturies, au Pays Basque et du côté du Canal du Midi, mais ça c’est une autre histoire de voyage(s)…

Un carnet de voyage by la Paxs Family au complet avec aux manettes (et volant surtout) Mr Paxs, avec en précieux co-pilote Mrs Paxs, Paxs Junior en équipage, Paxs Junior bis étant resté(e) à la base pour l’heure, entrainement de nourrisson aux grands voyages oblige…

A bientôt et d’ici là, « Boa Sorte y Boa Viagém » (prononcez « gè » pas « j’aimeu » bizzarement)…

Mr Paxs.

Partagez !